Pour attirer plus des clients possibles, les ‘’cinés’’ projettent des films pornographiques sans tenir compte de l’âge de ceux qui les fréquentent. A part les films projetés quotidiennement, les propriétaires des salles de cinéma ajoutent un bonus, partie de la soirée consacrée à l pornographie qu’ils codent T.H (Toujours Humble), STULA (stimuler), DAWA (Médicament). La plupart des adeptes des ciné-clubs sont des mineurs dont l'âge varie entre 6 et 17 ans. ‘’Ces films bouleversent la morale des enfants. Ils sont entrainés à la sexualité précoce’’, s’indigne Masika Matumaini, chargé des relations publiques au sein du service genre, famille et enfant. Les responsables de ces cinés savent que visualiser les films pornographiques en présence des enfants est une infraction. Ils se défendent en disant que ce sont les clients qui dictent souvent les films de leur choix. Pendant ce temps, le nombre des cinés ne cessent d’accroire à Butembo. A l’espace de quelques années leur nombre a presque doublé. ‘’ Nous évaluons le nombre des cinés à une trentaine sans compter les clandestins qui œuvrent dans des milieux reculés de la ville à l’insu des yeux de l’autorité’’, explique Kihunga Mapendo, Chef de service urbain de la culture et arts. La censure des films projetés qui devrait être fait par le service de la Culture et des Arts n’est faite que sur papier. La police de Protection de l’Enfance manifeste aussi un laxisme à ce sujet. Plusieurs parents et enseignant se plaignent contre ces salles de cinéma, qui fonctionnent dès la mi-journée. Elles sont à la base de l’école buissonnière des certains élèves. Ces derniers viennent s’y cacher pendant les heures des cours
BUTEMBO : Les mineurs accros à des films pornographiques projetés dans des ciné-clubs. Les détenteurs de ceux-ci ont changé de stratégie pour échapper aux autorités
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