La marche pacifique qu’a organisé la dynamique des femmes pour la bonne gouvernance DYFEGOU, vient de se terminer sur une note de satisfaction disent les organisatrices. Tout a commencé vers les petites heures de la matinée avec une messe dite la cathédrale mater ecclésia de Butembo par Monseigneur Mysien Mupendawatu. Il s’en est suivi de la procession proprement dite dont le point de départ était le Rond point Takenga empruntant le boulevard Président de la république avec deux scales respectivement à la mairie de Butembo et à la représentation locale de la Monusco où des mémorandums et des textes de plaidoyer pour la paix ont été remis entre les mains des autorités selon le cas. Le point de chute étant le rond-point du monument historique, plusieurs allocutions ont été prononcées dont celle de Madame Rose KAHAMBU TUOMBEANE porte parole de la DYFEGOU, qui a présenté au public majoritairement femme, d’une manière succincte le contenu du mémorandum. Dans ce dernier on peut y lire ce qui suit en termes de recommandation
AUX NATIONS-UNIS
De s’intéresser aux territoires de BENI et LUBERO en proie à une menace d’extermination systématique d’un peuple et par conséquent, diligenter une enquête indépendante, afin de déterminer les auteurs des massacres de BENI, de MIRIKI et environs et les traduire devant un tribunal spécial que nous souhaitons pour le Congo et dont le siège resterait toujours en RDC.
De garantir la protection des civils dont les femmes et les enfants.
Dans le cas où la MONUSCO se trouve dans l’incapacité de mettre en application le mandat lui accordé par Conseil de sécurité des Nations Unies, de bien vouloir laisser la stabilisation du pays aux services de sécurité nationaux.
A LA MONUSCO ET AUX CASQUES BLEUS
De définir réellement sa position car après la dotation d’une unité spéciale et d’un mandat plus robuste, le résultat sur le terrain, échappe moins aux critiques.
D’activer son plan de désarmement des groupes négatifs.
AU GOUVERNEMENT
De redoubler d’efforts, afin de s’assurer du contrôle du territoire national et d’y faire régner son autorité.
Délocaliser le camp de transit hébergeant les FDLR démobilisés de KANYABAYONGA vers le Rwanda.
Pour la paix à l’Est de la République démocratique du Congo, particulière en province du Nord-Kivu, que le gouvernement constitue pour cette partie d’une manière spéciale des unités de FARDC qui n’est pas fruit du brassage et mixage
Sécuriser les milieux d’origine de déplacés du camp de déplacés de MIRIKI et organiser leur retour dans un plus bref délai.
De venir en aide aux sinistrés et de prendre des mesures exceptionnelles à faveur des populations de ces zones (BENI et LUBERO)
Démanteler les complices des conflits armés et interethniques, les sanctionner en vue de l’instauration d’une paix durable. Prenant la parole, Madame Marie dolo rose KAFANYA de l’organisation non gouvernementale FEPSI indiqué à l’assistance à quoi cette marche était un geste fort dans cette quête pour la paix dans les territoires de BENI et LUBERO. Dans son entretien avec la presse, Madame Rose Tuombeane a fustigé le fait que le secrétaire général de l’ONU est arrivée au Nord-Kivu et s’est orienté dans des entités bien que regorgeant des déplacés, ont recouvert la paix alors que le territoire de Lubero et Beni devraient actuellement attirés son attention. Mêmement pour les entretiens que le secrétaire général qui selon elles ont été unilatéraux car ce dernier aurait écouté la représentation nationale sans en acquérir quelque chose en retour. Tout est bien qui finit bien dit –on ! les femmes ont démontré à quel point étaient capables de s’organiser sans recourir à qui que ce soit, il faut dire ici que la réussite de cette marche est qu’elle n’a pas été encadrée par un seul service de l’ordre.
