C’est depuis la fin du mois de Février 2014 que la présence des combattants de Nduma Defense of Congo (NDC) du chef milicien Ntabo Ntaberi Tcheka paralyse les activités sociales et économiques dans le groupement d’Iyana, en territoire de Walikale.
Nos sources sur terrain renseignent que les différents partenaires humanitaires qui travaillaient dans les différents projets dans ce secteur se sont désengagés de la région suite aux exactions des miliciens de Tcheka. Suite à l’activisme de ce groupe armé, plusieurs écoles ont fermé leurs portes. Celles qui sont encore fonctionnelles sont désertées par les élèves et manquent de manuels scolaires mais aussi cette situation paralyse-t-elle le calendrier scolaire .Le groupement a perdu une partie de sa population qui a trouvé refuge autour de la base de la Monusco à Bunyampuli et d’autres en territoire de Lubero plus précisément à Kasugho localité située à plus de 50 Km à l’Ouest de la cité de Lubero. Ces déplacés fuient la guerre entre les maymay de NDC de Cheka et les FDLR. Dans leurs fuites, ces derniers ont installé leur camp à 5 km de la localité de Kasugho précisément dans le village de Mukuranga Tsamakala. Dans ce village, les FDLR pillent les récoltes de la population.
Les chefs coutumiers, pris à partie par les miliciens de Tcheka, plaident pour une assistance médicale urgente en faveur des populations qui ne savent plus à quel sain se vouer. Les hommes fidèles à Tscheka continuent d’exiger à chaque famille de payer une taxe de 1 000 francs congolais par semaine et font des véritables razzias dans les villages conquis.
De ce qui précède, il sied de signaler que pendant les vacances de Pacques, ces déplacés vivaient dans une école primaire de la CEPAC dénommée EPA Ipanda. Aujourd’hui, les déplacés vivent dans les familles d’accueilles sans aucune assistance humanitaire.
La situation humanitaire du moment en territoire de Walikale est une conséquence des attaques menées depuis la fin du mois de Février 2014 perpétrées par les miliciens de NDC de Cheka, lors de leur incursion dans plusieurs village dont : Pinga, Makusa, Mabombi,Fatua, Oninga, Rama etc. Les effets humanitaires collatéraux ont été multiples, parmi lesquels le déplacement massif de la population vers le territoire de Lubero à Kasugho et environs. Ce qui est pire dans cette contrée est la prise en partie des civils par le NDC qui les accuse de collaborer et d’héberger les rebelles rwandais. Cet acharnement à l’encontre des populations civiles s’explique par le fait que les FDLR, dans leurs fuites sont entrain de s’infiltrer dans les différents villages occupés par les autochtones.