Les fidèles musulmans de Butembo-Lubero sont en conflit acharné depuis de deux mois. Ce conflit de leadership oppose certains jeunes de cette communauté au Représentant régional de l’Islam à Butembo-Lubero. Les insurgés contestent l’élection du Cheik Awazi Bin Kitenge à la tête de cette communauté. La violence, arme des protestataires, dépasse ces derniers temps les bornes. La maison du cheik Awazi Bin Kitenge sise au quartier Kitulu a été saccagée par les jeunes musulmans lundi 27 Mai. Tous les biens s’y trouvant ont été consumés par le feu provoqué par l’essence badigeonné sur la maison. La police a arrêté sept des manifestants. Cinq de ceux-ci sont accusé d’avoir participé à la scène funeste d’incendie de la maison du Cheik Awazi. Deux autres sont aux arrêts pour avoir signé une correspondance illégale de nomination d’un nouveau coordinateur des écoles Conventionnés Islamiques en Province du Nord-Kivu II. Les cérémonies de remise et reprise prévue pour ce lundi 26 Mai ont été annulée par les autorités de la ville. Voilà ce qui a mis de la poudre au feu.
Le Cheik appelle les insurgés à revenir à la raison.
En effet, dans une double correspondance dont des copies nous sont parvenues dimanche 25 mai, le représentant régional de la communauté musulmane de Butembo-Lubero dénonce des actes punissables par la loi en vigueur selon ses propres termes. Ce sont des actes commis, selon l'esprit de ces lettres, par un groupe des membres de cette même communauté religieuse. La première correspondance porte sur l'annulation d'un sceau. Il s’agit du sceau de la coordination des écoles conventionnées islamiques que ce groupe de membres a changé. Dans le même document, le représentant régional de la communauté islamique informe et attire l’attention des responsables des écoles islamiques. « Le sceau reste le même sans aucune modification », peut-on lire dans cette lettre dont des copies ont été transmises aux autorités tant islamiques que politico-administratives locales, provinciales et nationales. La deuxième correspondance porte sur la suspension que le même groupe voudrait infliger au coordinateur des écoles conventionnées islamiques en province éducationnelle Nord-Kivu II. Pour AWAZI KITENGE, le pouvoir de suspendre cette autorisé scolaire n'est pas à la compétence de ce groupe de personnes. Il s'agit simplement d'une usurpation de pouvoir, susceptible d'être punie, note le représentant de la communauté islamique en région de Butembo-Lubero
