Le verdict est tombé dans le procès qui opposait le responsable éditeur du groupe de presse Rafiki, Christian Kahindo Muke à l’honorable Crispin Mbindule Mitono autour d’un article paru dans le Journal Rafiki. C’est au cours d’une audience à la quelle n’a pas pris part l’accusé vendredi 02 mai 2014 que la sentence est tombée.
Christian Kahndo Muke est ainsi condamné à deux mois de prison ferme et au paiement d’une amende de 1000 francs fiscaux, soit 920 millions des francs congolais pour les infractions que l’honorable Mbindule Mitono lui reproche. A considérer le Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti, SMIG en en RDC, 90 dollars le mois, le journaliste, s’il en a, devra sacrifier tout son salaire de plus de dix mois pour payer ces amendes. Crispin Mbindule Mitono, élu de Butembo avait porté plainte au Tribunal de Paix de Butembo contre Christian Kahindo Muke, éditeur directeur de Rafiki, l’accusant de diffamation dans un article dénommé, « le GCLG du député Mbindule Mitono escroque 50 mille dollars du belge Yves Verreidt », un article dans le quel le journaliste met en nu une affaire de 50 milles dollars envoyés par ce citoyen belge pour le financement des projets d’encadrement de la jeunesse, des projets qui n’ont jamais été réalisés par les demandeurs. Portée en justice, l’affaire avait été prise en délibéré après plus de 4 audiences aux cours des quelles la défense du journaliste avaient tenté de convaincre le tribunal que le journaliste avait fait sa publication dans le cadre d’informer la population sur des faits réels. Cependant, le député national élu de Butembo Mbindule Mitono, y voyait une intension de nuire à sa réputation et une expression diffamatoire. Le Conseil du journaliste Christian Kahindo Muke, a aussitôt annoncé interjeter appel car à son avis, le journaliste devait purement et simplement être acquitté étant donné qu’il n’avait publié son article que dans le cadre de son service.
(KINSHASA)- Les responsables des 36 organisations de la société civile les plus représentatives du pays et les délégués de la société civile de toutes les provinces ont adressé un mémorandum au secrétaire d’état américain
où ils disent non à la révision de la constitution en période pré-électorale et oui à la préparation de l’alternance démocratique. Le mémo a été déposé vendredi à l’ambassade des Etats-Unis à la veille de l’arrivée de John Kerry à Kinshasa.
‘‘Nous vous saurons gré de bien vouloir saisir l’opportunité de votre séjour à Kinshasa pour relayer notre message en attirant l’attention des autorités congolaises en général, et du président de la république en particulier, sur la nécessité du respect de la constitution’’, peut-on lire dans le document. Les organisations de la société civile disent, dans leur mémo, désapprouver toute démarche du président Kabila et de sa majorité tendant à revoir les dispositions constitutionnelles tant verrouillées que non verrouillées en cette période pré-électorale. ‘‘ Nous attirons l’attention sur le fait que modifier ces dispositions reviendrait à violer gravement la constitution, avec tous les risques
que cela comporte pour la paix et la sécurité de l’état, qui sont encore fragiles’’, ajoute le document. Les organisations ont exprimé clairement leur soutien à l’alternance démocratique pour un développement durable du pays et rejettent ainsi l’idée du président de la commission électorale nationale indépendante, l’abbé Malu Malu, tendant à tirer le calendrier d’organisation des élections au-delà du temps prévu.
‘‘ Nous invitons les forces politiques à mettre à profit le temps disponible pour préparer cette alternance démocratique’’, a indiqué Me Mwila, l’un des responsables de l’Ong Toges Noires. Les représentants de la société civile ont rappelé dans leur mémo qu’au termes de l’article 64 de la constitution ‘‘ Tout congolais a le droit et le devoir sacré de faire échec à tout groupe d’individus qui exerce le pouvoir en violation des dispositions de la présente constitution’’.
